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Chapareillan. Conseil municipal d’installation. Accusations graves à l'encontre des élus minoritaires

  • Photo du rédacteur: Chapareillan Info
    Chapareillan Info
  • il y a 1 jour
  • 6 min de lecture

La vidéo de la séquence du conseil municipal rapportée ici est disponible sur la chaine youtube de la municipalité [ici]


Ce vendredi 20 mars 2026, il s’est passé des choses graves lors de la séance d’installation du nouveau conseil municipal issu du scrutin du 15 mars.


3 délibérations à l’ordre du jour, dont aucune ne prêtait à affrontement. L’élection du maire, l’élection des adjoints et les délégations du conseil municipal au maire.


Et pourtant, après l’élection des adjoints, madame le maire a jugé bon de lire un discours délétère à l’endroit de la minorité municipale. Nous le reproduisons ici.


► Le discours de madame Venturini


D’abord, comme de coutume après une élection, les remerciements


Les électeurs ont parlé. Et leur voix a résonné avec une clarté que personne ici ne peut feindre d’ignorer.

En nous accordant 61,45% de leurs suffrages, ils ont choisi la continuité, la responsabilité, et surtout la vérité.

Je veux d’abord remercier du fond du cœur les chapareillanaises et les chapareillanais qui se sont déplacés si nombreux dimanche dernier.

Merci d’avoir su discerner, derrière le bruit et la fureur, le travail de fond mené depuis 2 mandats.

Merci de nous avoir renouvelé votre confiance.

Cette confiance, je la reçois avec humilité, mais aussi avec une immense responsabilité.

Car ce soir, ce n’est pas seulement une victoire électorale, c’est un mandat clair, confié pour poursuivre le travail engagé depuis maintenant 12 ans.

Je veux également remercier l’ensemble des membres de mon équipe municipale. Certains sont engagés depuis longtemps, d’autres nous ont rejoint récemment. Tous ont en commun le sens de l’intérêt général.


Puis les accusations graves de madame Venturini, maire, porteuse de l’écharpe tricolore


Tous ont traversé une véritable tempête, mais ils ont tenu le cap, à mes côtés, dans ce qui fut probablement la campagne électorale la plus délétère que nous avons connue.

Je ne peux pas commencer ce mandat comme si les dernières semaines n’avaient pas existé. Je ne vais pas vous servir aujourd’hui un discours de tiédeur.

Ce que nous avons vécu ces dernières semaines, ce n’était pas une campagne électorale normale.

Cette campagne a été d’une violence inouïe pour une commune de 3173 habitants :

  • Mensonges

  • Calomnies

  • Attaques personnelles

  • Comparaisons historiques indignes

Certains ont cru pouvoir assimiler notre action municipale au fascisme, au nazisme, au totalitarisme. Certains ont cru pouvoir salir des membres de notre équipe par des accusations gravissimes.

Quand on s’attaque à l’honneur d’un jeune colistier, engagé pour la jeunesse de notre village, par des accusations calomnieuses d’une gravité extrême, on ne fait pas de la politique, on commet un lynchage social.

Quand on dépose un cercueil avec ma photo dans ma boîte aux lettres à quelques jours du scrutin, on ne défend pas la démocratie, on cherche à m’intimider.

Ces méthodes ne sont ni courageuses, ni démocratiques, ni dignes du débat républicain.

Je le dis avec gravité ce soir, la démocratie n’est pas la violence, elle n’est pas la diffamation, elle n’est pas l’intimidation, elle n’est pas la destruction de la réputation de ceux qui s’engagent.

A Chapareillan, cela ne sera plus toléré. Je vous le dis.

Chaque mensonge, chaque diffamation, chaque intimidation, fera désormais l’objet, lorsque cela sera nécessaire, d’un recours devant la justice.

Ce n’est pas de la fermeté politique, c’est tout simplement le respect de l’état de droit.

Je ne laisserais plus personne confondre liberté d’expression et permis de détruire.

A Chapareillan, nous continuerons à cultiver ce qui fait notre force. Le travail, la responsabilité et la confiance. Parce qu’ici, au pied du mont Granier, on cultive la vigne, on ne cultive pas la haine.

Merci à vous


► La réponse des élus de la minorité municipale


Patrick FRECON : Puis-je prendre la parole s’il vous plait ?

Martine VENTURINI : Je vous écoute

PF : Ce que vous venez de dire, nous aussi on aurait pu le dire. Que ce soit clair. On a découvert dernièrement le cercueil qui a été mis dans votre boîte aux lettres. J’espère que vous avez porté plainte, je l’espère. Vous avez porté plainte ?

MV : Non

PF : Nous, on souhaiterait que vous portiez plainte. Parce que nous, on veut que tout ce qu’on nous met sur le dos soit démontré. On réfute, je réfute mot pour mot ce que vous venez de dire

L’amalgame entre ce qui a pu être mis dans les boîtes aux lettres, avec le cercueil, avec les attaques personnelles, je le réfute complètement. Donc, il faut que la justice passe. Nous on demande que la justice passe. On ne peut pas se faire lyncher comme ça, sans répondre et sans rien dire. Donc nous on estime que ce que vous avez pratiqué, c’est un lynchage et on veut qu’on aille devant la justice

MV : Monsieur Frécon, s’il vous plait, arrêtez de nous prendre pour des imbéciles

Emmanuelle Gioanetti : Alternative, c’est votre liste aussi

PF : On va arrêter ça tout de suite. Alors, je vais vous proposer quelque chose pour qu’on avance ensemble, parce qu’on est là pour avancer pour Chapareillan

EG : Pas avec vous. Avec vous, c’est non. Je vous le dis direct, avec vous c’est non

MV : On ne travaillera pas avec vous. On va pas faire un débat là-dessus

PF : Mais si, c’est important

Emeric FONTAINE : Le débat est important. On est considéré /interrompu/

MV : Mais le débat se fera plus tard

EF : Peut-être. Mais là vous lancez des choses, des personnes du conseil municipal nous envoient des piques. On est là pour faire ce qui marqué sur l’ordre du jour. On est là pour que ça se passe bien, on n’est pas là pour ce fâcher, c’est pas le but. Le but c’est que ça se passe bien

MV : C’est bon

EF : On est d’accord là-dessus

MV : C’est bon. Allez, on va continuer

Nathalie DE JESUS : Si je peux juste prendre la parole un petit instant si ça ne vous dérange pas. Moi, je me suis investie dans une liste parce qu’il y avait des valeurs, de bienveillance

Brouhaha dans la salle

Excusez-moi, excusez-moi, c’est tout ce que j’ai connu depuis le moment où j’ai  intégré cette liste et jusqu’aux élections. Il n’y a jamais eu d’accusations, de rumeurs, de quoi que ce soit, qui soient parties de nous. Donc nous on réfute totalement. Franchement, moi je veux aussi bien aller porter plainte pour ce cercueil, contre la personne qui a mis ce cercueil dans votre boîte aux lettres. D’où vous sauriez que ça vient de quelqu’un de notre liste

MV : Ben oui, vous pensez que ça vient de notre liste peut-être

ND : Mais je n’en sais rien

Brouhaha dans la salle

MV : Arrêtez

ND : Mais je ne suis pas votre ennemie

MV : Bon, on va couper court

ND : Pourquoi je serais votre ennemie, madame Venturini ?

MV : Stop, stop

ND : Je ne comprends pas pourquoi je serais accusée d’avoir fait des choses. Ce n’est pas vrai

MV : Madame, il y a une plainte de déposée, et c’est quelqu’un de votre liste qui a fait courir la rumeur. Alors arrêtez de dire que c’est pas vous. C’est quelqu’un de votre liste

ND : Non

MV : C’est pas non, c’est oui

ND : Y a une accusation, il y a quelque chose ? Vous êtes juge alors !

PF : S’il vous plait

ND : Je ne réfute pas le fait que ça existe et je comprends que vous ayez souffert. Mais ce n’est pas notre liste qui a fait ces agissements. Je suis désolée

MV : Bon, on va arrêter là

PF : Qu’on soit tous d’accord autour de la table, la justice fera son œuvre et on en rediscutera après


Extrait audio - 5'17" [ici]


► Un discours au bénéfice des chapareillanais ?


A Chapareillan Info, il nous semble que le rôle d’un maire, c’est de créer du lien entre les habitants, et non pas de les opposer les uns aux autres.


Pas d’annoncer d’emblée qu’elle exclut des travaux du conseil municipal les élus de la minorité, soit 38,55% des habitants de notre village.


Pas de proférer des accusations graves, sans preuve, sur des faits pour lesquels le premier réflexe est de les porter à la connaissance de la justice, ce qui n'a pas été fait.


Lorsque la première magistrate d’une commune reçoit dans sa boîte aux lettres un cercueil avec son effigie, la première chose à faire est de porter plainte, pas de diffuser à ses proches un SMS pour que eux-mêmes le diffusent de proche en proche.


Un tel discours n’augure rien de bon pour les chapareillanais, pour la vie collective au sein du village, pour la démocratie.

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